Appel aux victimes de l'Ecole en bateau

Publié le par Pedocriminalité à Saint Malo

http://www.ketzal-expe.com/public/0_cartes/16_KVproue.jpgVous avez entendu parler de « l’Ecole en bateau », ces épopées de plusieurs années parfois, de groupes de jeunes accompagnés par un ou deux adultes. Léonid Kameneff, le fondateur de cette « école » a échappé à un nombre impressionnant de condamnations, pour être finalement laissé en paix. D’autres moniteurs ont été accusés, par des dizaines de victimes.

 

Aujourd’hui nous lançons un appel à témoins, afin de retrouver des victimes de ces personnes. Car aujourd’hui, il semble bien que cela continue. D’ailleurs, la structure « Ecole en bateau » existe toujours, de même que la « Société des Amis et Marins du Karrek Ven ».

Il y a eu trois bateaux, le "Karrek Ven", le "Paladin" et le "Bilbo".

L’idée était de pousser les enfants à se « construire en dehors de leurs parents », à les rendre « autonomes » etc.

 

Suivons la chronologie.

 

1969 : début de l’école en bateau. Kameneff embarque quelques jeunes

 

1980 : début officiel de l’Ecole en bateau

 

1982 : Kameneff aurait été inquiété par la Justice dans l’affaire Coral, un lieu de vie dont on a dit qu’il abritait des partouzes pédophiles où le gotha du PS et des « intellectuels de gauche » se seraient souvent rendus le week end. 340 personnalités avaient été impliquées dans cette affaire avant d’être blanchies par l’un des accusateurs, qui lui a été en prison. 

 

1994 : Premières plaintes par un jeune, alors que le bateau est en escale en Martinique. Kameneff est alors brièvement arrêté en décembre.

 

Février 1995 : le dossier est annulé en raison d’un vice de procédure, Kameneff est relâché. A partir de là, il reste dans les eaux internationales pour ne pas être arrêté à nouveau. Il ne fait escale que dans des pays où aucun accord judiciaire n'existe avec la France. A ce moment, 500 jeunes ont déjà navigué avec l’Ecole en bateau.

 

1999 – 2001 : nouvelle vague de plaintes à travers la France. D’après le JDD du 9 mai 2008, « Le dossier est successivement instruit à Bordeaux, Lille, puis Fort-de-France en 2001. Rien ne se passe ». Une dizaine d’éducateurs sont mis en cause par les victimes.

 

2006 : l’enquête redémarre à Paris après s’est enlisée à Fort de France.

 

Mai 2007 : mandat d’arrêt international contre Kameneff et Bernard Poggi[1], le second du bateau. http://1.bp.blogspot.com/-DMDjNp6xkK4/TzSELScGpRI/AAAAAAAAbbY/fc0S-DXZbjw/s1600/Leonid+Kameneff+l%2527Ecole+en+bateau.gif

 

31 janvier 2008 : Kameneff est arrêté à Caracas et mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans. Kameneff est enfin extradé du Venezuela, où il a squatté dans les eaux internationale avant d’être arrêté à Caracas.

 

2008 : 12 victimes sur 27 victimes non prescrites se constituent partie civile. La juge Nathalie Dutartre, qui instruit le dossier, dira au Post que « Il ne faut pas faire de surinformation car les choses sont assez compliquées. Cela risquerait d’indisposer les autorités ».

 

Septembre 2009 : Kameneff est libéré sous contrôle judiciaire. On nous dit qu’il est vieux et que bon, à cet âge on peut bien le libérer. En effet, à 75 ans en 2012, il a réussi à échapper à la Justice depuis au moins 30 ans, comme Papon, qui lui au moins a été vaguement jugé.

 

2011 : 11 plaignants attaquent l’Etat, qui a manifesté toute la mauvaise volonté possible pour enquêter et faire condamner Kameneff et les pédophiles de l’Ecole en bateau. Pourtant, à ce moment on dénombrait déjà une centaine de victimes rien que pour Kameneff.

 

Mai 2011 : Kameneff et quatre autres personnes sont renvoyées devant les assises.

 

Février 2012 : l’Etat est condamné à verser 245.000 euros pour avoir mis autant d’années à « enquêter ». Et à condamner Kameneff, dont le procès n’est toujours pas annoncé.

 

 

http://4.bp.blogspot.com/-_GmSrZHq5Dc/TzSEFj41d1I/AAAAAAAAbZ4/6kIc2a1qTVw/s1600/Leonid+Kameneff+Karrek+Ven+00.jpgUne victime de ces pédophiles expliquait au Parisien du 9 décembre 2010 : « Que se passait-il à bord du « Karrek Ven » ? En fait, ça a commencé bien avant d'embarquer. Avant de prendre la mer, on devait participer à un stage sur une péniche amarrée sur la Seine pour savoir si nous étions aptes à la vie en communauté. Là, c'était séance de sauna collective pour découvrir nos corps. En mer, certains responsables se livraient à des attouchements, des viols. On nous encourageait à avoir des rapports sexuels avec des adultes ou entre nous. Celui qui refusait était mis à l'écart. C'était un piège infernal. Comment fonctionnait ce piège ? Tout était fait pour avoir le sentiment d'appartenir à une communauté privilégiée. Mais il y avait un revers. Léonid Kameneff est un manipulateur brillant. Il a utilisé cette idéologie de la libération de l'enfant pour assouvir ses déviances. La justice dispose de mon livre de bord où je racontais ce que nous subissions. Je collais les pages pour que personne ne vienne les lire ».  

 

Dans le même journal du 18 mai 2008, on nous dit que « Plusieurs jeunes équipiers ont raconté aux enquêteurs « l'ambiance sournoise à bord » où la règle était « la nudité imposée », sans oublier « les relations sexuelles forcées » entre les jeunes eux-mêmes et les adultes à bord de l'ancien thonier. Un bateau restauré à grands frais par une association bretonne en 2005. « Un véritable fascisme pédophile », se souvient Ronald Lason, témoin de scènes outrageantes et ancien équipier à bord de ce bateau ». Ronald Lason a été embarqué sur le Karrek Ven en 1980, quand il avait 13 ans. Quelque peu désintéressé par l’école, il a été envoyé là par ses parents, qui avaient navigué avec Kameneff auparavant.

 

L’homme explique au quotidien que « Il régnait clairement à bord une ambiance hautement pédophile. C'était même du fascisme car la liberté de Léonid Kameneff n'était que la sienne. Les enfants n'avaient pas d'autres choix que de subir ses assauts. C'était une pression constante. Il avait instauré à bord une règle prônant une liberté sexuelle totale entre adultes et enfants. Il se refusait à faire toute différence. Mais à l'époque, cette nudité commune ne choquait personne. Le dénoncer n'était même pas concevable, car il était une sorte de gourou de la sexualité libre chère à quelques soixante-huitards. On ne peut que trop facilement imaginer ce qui s'est passé pendant trente ans à bord du voilier avec des enfants ». Pour être bien vu, les enfants devaient céder aux avances de Kameneff, et se balader nus comme il l’imposait.

 

D’ailleurs, en lisant la doctrine de l’Ecole en bateau et le récit fait par ses adeptes, on comprend qu’un certain http://www.ecole-en-bateau.net/images/galTrvxGroup.jpgnombre d’enfants ont été renvoyés fissa pour « inadaptation à la vie du bord », comme ils disent. On imagine à quoi était due cette « inadaptation ». En 1992, Ronald Lason revoit Kameneff une fois : « Il m'avait raconté qu'il voulait transformer le bateau et supprimer toutes les cabines pour ne faire qu'un seul grand lit à bord où tous dormiraient ensemble. J'ai compris qu'il n'avait pas changé ».

 

Enfin, il faut savoir que cet esprit pseudo libertaire, mais qui en réalité avait pour but d’éliminer la notion de consentement des mineurs quand un vieux pervers veut les violer, est toujours en vogue, même si aujourd’hui on le dit différemment.

 

Si, en 1985, il pouvait se trouver une « journaliste », Catherine Baker, pour défendre le bien fondé des abus sexuels au Coral (et ailleurs), plus personne n’oserait dire aujourd’hui que « Je ne mets pas en doute, moi, que Claude Sigala et ses amis aient voulu réellement éviter à des enfants psychotiques l'horreur sans nom des institutions auxquelles on les condamnait. Pourquoi ? Parce qu'ils ont été bouleversés par des êtres bouleversants. L'amour circule au Coral, pas l'amour béni des éducateurs pour « ces pauvres créatures qui ont bien besoin d'affection », mais l'amour.

Caresses ? Sexualité ? N'est-ce pas la moindre des choses ? Et Sigala a parfaitement raison de dire que l'habituelle « réserve » des spécialistes d'enfants est un viol. S'il fallait protéger les enfants, ce n'est pas contre l'amour mais contre le manque d'amour qu'il faudrait s'élever, Le non-désir, le refus de tendresse font sur cette planète autant de mal que le viol. Et pourtant, c'est vrai que le viol est une torture inqualifiable ».

 

Ce qui est impressionnant dans cet article, c’est que Baker ne cherche pas du tout à nier la réalité des abus sexuels : pour elle c’est normal, et c’est même très bien. Non, Baker résume l’affaire Coral à une divergence de vues entre ceux qui disent « Nous aimons les enfants, donc nous les respectons » (comprendre : les pédophiles) et ceux qui disent, ou plutôt à qui Baker fait dire « Vous aimez les enfants, donc vous ne les respectez pas ». Or, aucun défenseur des enfants n’ira dire qu’un pédophile « aime » les enfants. Un pédophile est un égocentrique, narcissique, qui se moque complètement du gamin dont il veut abuser.

 

Baker avoue aussi sa « reconnaissance » pour « Léo Kameneff », tout en faisant l’apologie d’un « amour » des plus ambigus sur ses bateaux. Elle écrit ainsi : «  Je ne suis pas étonnée que ce qu'on a appelé les écoles parallèles aient donné prise à toutes sortes d'agitations journalistico-policières dans les têtes. Je suis au moins reconnaissante à Léonid Kameneff de l'École en bateau d'avoir ôté de la bouche des infâmes commères leurs petits secrets croustillants et misérables. Il veut, sur ces esquifs anti-scolaires qu'il a lancés, de la tendresse, du désir, de l'amour aussi bien avec les adultes qui sont embarqués dans cette aventure qu'avec les enfants: « Tant que ces rapports ne seront pas possibles, nous demeurerons un mélange de colonie de vacances libérale, d'école nouvelle et de sain chantier de jeunesse 1.» Il écrit que les enfants ont eu raison de ses pudeurs, qu'ils l'ont « débordé » et « fait bander sans honte». Il raconte comment il a dû lui-même apprendre à vivre une sexualité moins enfermée, moins enfermante, que cela n'a pas toujours été vrai, qu'il a, par exemple, refusé l'offrande d'un enfant par un stupide embarras, incapable même d'un sourire amical, et qu'il le regrette parce que son « air idiot » a dû blesser l'enfant. À un autre qui torture des scarabées, arrache aux crabes leurs pinces, il dit trop tard : « On aurait dû faire l'amour ensemble [...]. Mais il y a tes interdits. Il y a ma retenue. Il y a la loi. »

 

 

Nous lançons donc cet appel à toutes les victimes de l’Ecole en bateau, que le crime ou délit soit prescrit ou non.

 

Il est temps de relier toutes les informations possible pour, nous l’espérons, faire cesser ce réseau pédophile. Car, la plupart des coupables courent toujours.


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[1] Poggi était instituteur, spécialisé dans la pédagogie Freinet.

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becky wayne 21/11/2013 09:52

témoignage

Mon nom est Becky Wayne, je tiens à remercier le Dr IGHODO pour ce qu'il a fait pour moi. J'ai été chercher mon rêve l'homme et tous les hommes qui viennent jamais dans ma vie toujours déçu et
brisé mon coeur et marchent sans regarder en arrière. Et j'ai essayé de mon mieux pour obtenir un bon homme pour moi, mais tous mes efforts semble avorté . avoir à dire à mon meilleur ami au sujet
de ma situation qui m'a dirigé vers le Dr IGHODO HAUTE TENPLE qui a résolu mon problème pour moi dans les 24h. Si vous avez des problèmes au sujet de votre relation , je vous conseille de le
contacter par l'email , il est la seule solution à vos problèmes ci-dessous. ighodohightemple@gmail.com

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(9 ) Les soins à base de plantes
( 10) Si vous avez besoin d'aide financière.
(11) Vous voulez lier votre mari / femme à être le vôtre pour toujours.
(12) Si vous voulez gagner un procès
lui envoyer un courriel aujourd'hui : ighodohightemple@gmail.com est le seul endroit tous les fichiers. Les problèmes peuvent être résolus !

Cordialement,
Becky Wayne

serge 25/07/2013 13:23

seul votre témoignage peut rendre la liberté à cette petite fille qui est séquestrée, pour lui imposer le silence qui protège ces agresseurs

ano 25/06/2013 10:17

Alice Miller a écrit des livres et articles pour aider à guérir des séquelles de ce que l'on a subis: http://www.alice-miller.com/index_fr.php

Article sur le sujet: http://www.alice-miller.com/articles_fr.php?lang=fr&nid=102&grp=11

" [...] Une thérapie efficace doit aider les patients à prendre conscience de l'histoire douloureuse refoulée de son enfance grâce à l'éveil de ses émotions et de ses rêves, afin qu'ils n'aient
plus à craindre les dangers qui les ont menacés REELLEMENT au cours de l'enfance, mais qui, aujourd'hui, NE LES MENACENT PLUS. Les patients n'ont alors plus besoin de craindre et de répéter
inconsciemment ce qui leur est arrivé à l'âge le plus tendre, puisqu'ils en ont pris connaissance, et, en présence du thérapeute, témoin lucide, ils peuvent réagir avec des émotions fortes. Alors
seulement, ils cessent de se traiter eux-mêmes cruellement, ils arrêtent de s'accuser ou de se nuire par des dépendances de toute sorte, car à ce moment là, ils ont pu développer l'empathie pour
l'enfant qui a souffert gravement du comportement des parents. Si des dangers devaient se manifester plus tard dans leur vie d'adultes, ils seront mieux armés pour leur faire face, car ils sont
maintenant plus capables de comprendre leurs vieilles peurs et de les relativiser.

Cette façon de procéder est en nette opposition par rapport à toutes les formes de traitement dans lesquels il s'agit d'adopter un comportement nouveau, ou bien celles consistant à améliorer le
bien-être (par la pratique du yoga, la méditation, la pensée positive, etc...). Dans toutes ces pratiques le sujet de l'enfance n'est jamais abordé. La peur d'aborder ce sujet est présente dans
toute la société et elle est facile à constater. Elle est basée sur la peur des enfants jadis battus, la peur des punitions, s'ils leur prenait l'audace de réaliser la cruauté des parents. Si cette
peur est si répandue, c'est parce que la plupart des personnes ont dû grandir sous les coups, ceci sans avoir le droit de se défendre.

Cette même peur apparaît aussi dans la psychanalyse qui élude jusqu'à présent les problèmes de maltraitance au cours de l'enfance. Les théories des psychanalystes sont échafaudées, dès le départ,
sur cette peur des parents. En conséquence, analysés comme analystes se trouvent ainsi prisonniers, parfois pendant des dizaines d'années, d'un labyrinthe de concepts. Les analysés souffrent de
sentiments de culpabilité récurrents car ils pensent avoir rendu la vie difficile à leur parent. Ces mêmes analysés ignorent souvent qu'ils ont été des enfants gravement maltraités car ILS NE
DOIVENT PAS L'APPRENDRE. La possibilité pour le thérapeute d'amener à comprendre cet état de fait dépend de la connaissance de sa propre vie depuis ses premières années. Afin de solutionner ces
problèmes, j'ai dressé une liste FAQ, pour orienter ceux qui cherchent de l'aide dans ce domaine, et les éclairer sur ce qui les attend, ceci avant qu'ils ne s'engagent dans cette voie."

Ronald Lasson 09/03/2013 00:29

J'apprecie fort peu que mes propos aient ete ainsi deformes , je n'ai jamais parle de fascisme,les propos qui me sont atribues sont totalement fabriques, que Leonid Kameneff soit un pedophile et un
manipulateur est un fait indeniable , mais deformer ainsi mon temoignage est intolerable.

mick 26/02/2013 20:32

ma mere a l'epoque avait deja alerter les services de police... J'avais 12 ans j'en ai 32... Si je peux vs aidé joignez moi sur ma boite mail choup.mick@orange.fr