La grand-mère de Marine au tribunal pour dénonciation calomnieuse

Publié le par Pedocriminalité à Saint Malo

images22On dirait que la « Justice » est pressée d’en finir avec la famille de la petite Marine à Saint Malo. Deux jours après le « procès » pour la pension alimentaire, la grand-mère de Marine reçoit sa convocation au tribunal pour une énième plainte de la mère de Marine, de son frère et de son père pour dénonciation calomnieuse. Une nouvelle procédure qui sort largement du cadre de la loi, mais hélas c’est loin d’être la première. Et aujourd’hui, marine vit toujours dans la famille qui abusait d’elle à l’époque, si toutefois cela a pris fin. Impossible de le savoir : Marine ne voit plus son père ni sa famille paternelle depuis mars 2009.

 

Rappels des derniers événements :


 

Mardi 28 août : audience au tribunal correctionnel, dont nous avons parlé dans l’article précédent. Il s’agit d’une énième plainte de la mère de Marine (qui s’est même constituée partie civile) pour des versements de pension alimentaire non effectués il y a trois ans. Pierre, le papa de Marine, a déjà envoyé tous les justificatifs nécessaires, et cela à plusieurs reprises, et les documents étaient encore, mardi « dans le dossier bleu » sous le nez du président du tribunal qui, certes, avait la tête ailleurs durant toute l’audience, sauf quand il a viré les gens venus soutenir la famille de Marine. Ce mardi, donc, ce fut le cirque, pour ne pas dire « la foire », si l’on reprend l’expression du président du tribunal.

 

Tout d’abord, l’avocat de Pierre lui avait donné rendez-vous à midi mais n’a rien trouvé de mieux à faire que d’arriver à 12h40 à l’autre bout de Saint Malo, si bien que lui et Pierre sont arrivés dix minutes trop tard à l’audience pour obtenir l’aide juridictionnelle. C’est du moins ce qu’on leur a dit à ce sujet.

 

L’ambiance est conviviale entre l’avocat de Pierre et celui de son ex, qui se font une grande tape dans le dos alors qu’ils ne se parlaient pas auparavant, et l’audience, express, démarre. On revient sur les pensions que Pierre a été condamné à payer jadis, Pierre répète qu’elle a été fixée bien au-dessus de ses moyens, le Procureur réclame deux mois de sursis, et quelques personnes qui ont osé applaudir à ce grandiose réquisitoire se font sortir. Il est alors moins de 15h.


Il faut ensuite attendre le jugement. Les personnes présentes dans la salle ont entendu parler de 1.000€ d’amende, mais pas de prison. Le greffier parle d’un mois de prison avec sursis, et la « presse » de deux mois de sursis. Pierre et le « fan cub », dixit Ouest France poireautent donc jusque 18h, pour qu’on leur dise de revenir le lendemain à 10 heures.

 

A propos du fan club, précisons qu’il était fort attendu, puisque dans le hall du palais de Justice, face au nom de Pierre, il y avait écrit au marqueur « beaucoup de monde attendu ». 


 

Mercredi 29 août : Toujours pas de jugement, Pierre obtient juste un post it avec écrit « pas de prison- 1.000€ DI – pas d’aide juridictionnelle -500€ d’amende ». Mais on dit à Pierre que s’il fournit encore une fois les pièces qui sont déjà en la possession du tribunal, le jugement sera annulé.

 

Ce jour-là, les médias parlent bien de deux mois de sursis. Ce qui est embêtant, parce que Pierre n’a que 10 jours pour faire appel. Alors il serait temps qu’il ait ce jugement. Au final, il semblerait que Pierre doive payer 1.500€ et qu’il ait pris un mois de sursis. Précisons enfin que la mère de Marine touche les allocations de la CAF pour compenser le fait que Pierre est au RMI et qu’il ne peut donc pas payer 150€ par mois avec deux enfants à charge.

 

La presse locale, à qui « on n’apprend pas son métier », dixit le représentant de Ouest France présent à l’audience, a encore une fois montré son sens de la déontologie, et nous y répondrons très bientôt.


 

Jeudi 30 août : quelle ne fut pas la surprise de Pierre, ce jeudi matin, quand il reçoit un courrier lui octroyant l’aide juridictionnelle s’il est dans le cadre légal pour l’obtenir. Le même jour, la grand-mère de Marine, Alice, reçoit enfin sa convocation pour sa mise en examen.

 

En effet, bien qu’un juge d’instruction lui ai dit qu’il « n’y a rien dans le dossier », et bien qu’elle ait reçu un avis comme quoi il n’y aurait pas de poursuites, un Procureur anonyme a mis Alice en examen pour dénonciation calomnieuse.

 

Rappelons les faits :

- Mai 2006 : la mère de Marine porte plainte contre Alice pour dénonciation calomnieuse.

-Octobre 2006 : le grand-père maternel de Marine porte plainte pour lui et son fils pour dénonciation calomnieuse contre Alice, qui, selon lui, a dénoncé les faits rapportés par Marine. Ce qui n’est pas le cas : c’est le médecin traitant de la petite qui, comme la loi l’y oblige, a signalé els faits au Procureur. C’est pour cela qu’Alice est alors entendue comme témoin assisté.

- Septembre 2009 : Alice voit un juge à Rennes, (le juge C.) qui lui dit que le dossier est vide, et lui envoie un an plus tard un courrier expliquant qu’il n’y a pas lieu de poursuivre.

- Juin 2010 : la mère de Marine, son père et son frère portent à nouveau plainte contre Alice pour dénonciation calomnieuse, mais cette fois à Saint Malo.

- Mai 2011 : Alice est mise en examen par la juge M., pour cette dénonciation calomnieuse. Entre temps, toutes les plaintes pour les viols et violences sur Marine ont été classées sans suite et l’affaire n’a toujours pas été jugée à l’heure actuelle. On se demande bien sur quelle base la « Justice », même celle de Saint Malo, pourrait donc poursuivre Alice pour avoir dénoncé ces agressions sexuelles.

- 18 octobre 2012 : audience au sujet de ladite plainte.

Publié dans L'affaire

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Lola 05/09/2012 15:37

Bonjour

en effet beaucoup de parents protecteurs (ou grands parents) se trouvent coincés en France et doivent donc subir l'"aveuglement" de la Justice, si vous me passez l'euphémisme.
Mais aussi, la plupart des familles croient réellement que la justice va réagir. Certaines se disent "c'est une erreur, ils vont le voir et protéger l'enfant". Mais ce n'est pas souvent le cas, et
à vrai dire je ne connais pas de cas d'inceste qui ait été jugé, et encore moins qui ait vu la condamnation du pédophile. AU contraire, on s'aperçoit que les parents protecteurs sont harcelés
judiciairement (voir par la police aussi, et même l'administration), et que certains finissent même en prison.
La question est: POURQUOI EST-CE TELLEMENT AUTOMATIQUE?

daniele Otschapovski 04/09/2012 16:59

il me semble qu'un cas similaire se soit présenté cette année , une enfant est décédée sous les coups et maltraitance, alors que la grand mère avait été déboutée en réclamant la garde de
l'enfant
les autorités compétentes avaient déclaré que ses dires étaient faux ceci , pour avoir la garde de la fillette
Combien de fois, rien n'a été fait pour sauver les enfants en danger ?? je me rappelle en 1993 Lise Lucet avait passé un témoignage où les faits n'avaient pas été pris en compte et que le papa
avait été obligé de s'expatrier en Amérique
mais ceci n'est valable que pour des gens avertis ayant la possibilité financière de le faire